La véritable histoire de John Dillinger,
ennemi public n°1 |
| par Nicolas Finet, à Paris |
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| On ne sait pas exactement ce que cette vie de John Dillinger (1903-1934)
en bande dessinée doit à l’actualité cinématographique du moment, puisque
s’annonce sur les écrans, à l’orée de cet été 2009, le Public Enemies de
Michael Mann, film de genre hollywoodien explorant lui aussi l’existence
peu commune du célèbre braqueur. Mais, concordance fortuite ou calcul éditorial,
là n’est pas l’essentiel, puisque la parution de cet album très réussi
est surtout l’occasion de voir s’épanouir une approche inusitée de la bande
dessinée. La véritable histoire de John Dillinger, ennemi public n°1 est
en effet un surprenant objet hybride et composite, où textes courts et
illustrations donnent la réplique à des planches de bande dessinée « classiques
» —pas si loin des modes de traitement à entrées multiples qui sont d’ordinaire
l’apanage de la presse. Et c’est évidemment l’alternance de ces moments
narratifs particuliers, avec ses ruptures de rythme et ses effets de zoom,
qui fait toute l’originalité de ce travail, dont il faut souligner par
ailleurs la rigueur et l’énergie. |
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