Exclusif : french-wave a rencontré
« Beat » Takeshi, l’autre visage de Kitano |

Kantoku Banzai, second volet d'une trilogie farfelue... |
Socques à semelle de bois aux pieds, pantalon noir bouffant et tignasse
blonde. Non, ce n’est pas Masseur Ichi, le héros aveugle du western spaghetti
nippon Zatoichi, qui surgit du fond de la ruelle. C’est Takeshi Kitano,
celui qui l’interprète. D’un pas vif et pressé, le cinéaste file vers son
ryotei favori, un petit restaurant traditionnel du quartier d’Akasaka à
Tokyo. La rencontre est inattendue. Kitano n’est pas seul. Il est avec
deux amis. L’un est un Africain très connu au Japon, le Béninois Rufin
Zomahoun, star du petit écran nippon. Polyglotte, Zomahoun maîtrise le
japonais. Il a fondé à Tokyo une ONG (organisation non gouvernementale)
finançant la construction d’écoles élémentaires au Bénin. Kitano l’aide
dans son action en faveur de l’Afrique. Mais discrètement. Il ne veut pas
trop que cela se sache. Depuis cinq ans pourtant, il aide Zomahoun à gérer
au Bénin cinq écoles élémentaires, dont deux appelées « Ecoles élémentaires
Takeshi. » « Kitano est un homme de cœur, dit Zomahoun en privé. Il vient
d’un milieu pauvre et ne l’oublie pas. » |
| *suite |
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