Exclusif : french-wave a rencontré
« Beat » Takeshi, l’autre visage de Kitano |
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Assis à même le sol, dans une pièce au fond du restaurant, celui dont on
dit qu’il court sans cesse et dort peu, est étrangement serein. Impassible.
La pauvreté, c’est vrai, Kitano, né en 1947 dans un Tokyo ruiné et dévasté,
en a connu les travers. Un verre à la main (un grand cru Rivesaltes), il
parle la gorge serrée – comme une blessure mal refermée - de cette jeunesse
passée à errer sans un sou. Faite de bric et de broc. Il n’oublie pas qu’à
25 ans, alcoolo, il vola un mendiant pour s’acheter du saké. Près de trente
ans plus tard, celui qui fit ses débuts au spectacle comme homme de ménage
et garçon d’ascenseur au Furansu-za (« le Cabaret français »), théâtre
de manzaï (sketchs comiques à deux) et de strip-tease du quartier d’Asakusa,
au nord de Tokyo, est un seigneur. Hollywood et l’Europe l’adorent. Kitano
a gagné la célébrité. » |
| *suite |
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