Gilles Jacob, président du Festival de Cannes
≪Nous avons besoin des stars≫
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FW : Le plus beau de vos films n'est-il pas votre vie même de président du plus prestigieux festival de cinéma du monde ?
Gilles Jacob : C’est une façon imagée et amusante de voir les choses. Mais ma vie à
la tête du festival n’est pas un film de moi, elle n’est pas mise en scène
par moi. Elle est agitée, animée par le désir d’aider le cinéma, les artistes
et de faire en sorte que le festival reste le premier du monde. Mais on
est agi par les évènements plus qu’on a prise sur eux (à l’exception des
films que l’on choisit et des manifestations que l’on organise). Le reste
c’est un échange avec les artistes, les professionnels, les journalistes,
les officiels, échanges faits parfois de divergences de vues, voire de
difficultés. Non, ce qui serait mon plus beau film, ce serait plutôt mon
livre que j’ai pu organiser comme je l’ai senti, voulu, à partir de ma
vie et de mes rencontres, de mes rêves et de mes aventures (aventures souvent
romanesques !), de mes souvenirs et de mes joies. Bref, un lieu où s’expriment
les sentiments humains de toute sorte dans un style que j’ai voulu, léger,
fluide, travaillé, ciselé : une affaire entre moi et moi. |
| *suite |
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