Un Prophète, un film de Jacques Audiard,
Grand Prix du 62e festival de Cannes |

Tahar Rahim, star de la Croisette, époustouflant dans Le Prophète |
Dans Le Prophète, huis-clos merveilleusement maîtrisé (le scénario est
exemplaire), Jacques Audiard propose - en cinéaste fasciné par Martin Scorcese
et James Toback -, une plongée dans l’univers carcéral. Il conte le sort
d’un jeune caïd de quartier, Malik, joué par Tahar Rahim (époustouflant
dans son rôle), pour qui la prison, sous l’emprise de deux clans, les Corses
et les Arabes, devient l’école de la vie. Quand il en sort, vivant, après
six ans derrière les barreaux, c’est un homme qui a changé et mûri. Il
a saisi les ressorts de la société, de ses réseaux, de ses moyens. Son
intelligence le sert désormais. « Moi, j’travaille pour ma gueule » dit-il.
Cannes a révélé une œuvre clé, en même temps qu’un nouvel art de la rédemption
des temps modernes. |
| Michel Temman |
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